Hélène Lépine a étudié la littérature comparée et le russe. Elle a vécu en Bulgarie, à Moscou, puis à Saint-Domingue où elle a enseigné le français et l'anglais. Par la suite, elle a été professeure d'espagnol et de lettres au Collège Brébeuf à Montréal, sa ville natale. Un léger désir de rouge est sa quatrième publication. Les trois premières sont parues aux Éditions Triptyque.
Hélène Lépine
«Moumbala, je suis dans un café pour oiseaux de nuit, pas trop loin du marché bigarré. Oui j'ai survécu, mais rien n'est gagné. Le sein manque à l'amoureuse, à la trapéziste, le sein de la mère manquera à l'enfant s'il advient. Le sein du chirurgien restera de glace sous les caresses. Je ne sais hurler que dans les déserts, je ne sais parler de ces choses enfouies qu'à toi.»
Toulouse, à vingt-huit ans, combat un cancer. Elle vient de subir l'ablation d'un sein. Son corps d'acrobate, solide, souple, l'a trahie. Odilon son amour s'est éloigné. La maladie la ramène sur les traces de son ancêtre, de son enfance, près des siens, si peu liants. Elle se replie sur elle-même et cherche une façon de renouer avec le désir.
Traversé par la grâce, Un léger désir de rouge est un roman d'une grande beauté qui nous transporte dans l'univers lyrique d'Hélène Lépine.
Hélène Lépine a étudié la littérature comparée et le russe. Elle a vécu en Bulgarie, à Moscou, puis à Saint-Domingue où elle a enseigné le français et l'anglais. Par la suite, elle a été professeure d'espagnol et de lettres au Collège Brébeuf à Montréal, sa ville natale. Un léger désir de rouge est sa quatrième publication. Les trois premières sont parues aux Éditions Triptyque.
Collection : Hamac
170 pages
18,95 $
ISBN 2-89448-684-7
2012
ÉDITEUR : Septentrion
Les éditions du Septentrion 1300, avenue Maguire, Sillery (Québec). G1T 1Z3
Téléphone : (418) 688-3556 Télécopieur : (418) 527-4978 Courriel : sept@septentrion.qc.ca
Réalisation : iXmédia
Ce livre a fait parler de lui :
« L'auteure nous livre ici un roman tout en finesse et en intelligence. Débordant d'une vaste imagination qui en rehausse la vraisemblance, son histoire laisse couler une poésie de toute beauté! À lire lentement pour savourer toutes les nuances des phrases (sans oublier les brillantes métaphores) qui vous feront sourire ou pleurer. »
Andréa Richard, Zone Culture
« Un récit prenant. Roman sensible à l'écriture poétique et subtile. »
Josée Lapointe, La Presse
« Toujours somptueuse, la langue d'Hélène Lépine se veut à la fois dénudée et chargée. Les phrases s'emboîtes parfaitement les unes dans les autres. Les images d'ici et d'ailleurs, d'hier et d'aujourd'hui nous transpercent aussi bien qu'elle nous transportent. On y perçoit le murmure de la nature, la berceuse du fleuve, le mouvement des oiseaux, les jeux des enfants, les voix de celles qui combattent dans le silence, de ceux qui croient encore pouvoir changer le monde, un geste à la fois. Toutes se répondent, de façon onirique, presque organique, en un contrepoint poétique au souffle d'une remarquable puissance. »
Lucie Renaud, Clavier bien tempéré
« C'est un roman qui, comme un parfum, va vous séduire. On a l'impression de sentir une odeur avec plusieurs notes. Des notes aigres-douces, des notes coups de poing. »
Iris Teste, CIBL (le 4@6)
« Une écriture sensible, à la fois douce et bouleversante, empreinte d'images fortes. C'est un roman touchant qui nous happe jusqu'aux tripes. Un bijou de littérature à lire. »
Valérie Côté, Destination ville de Québec
« Ce beau petit roman, aux effluves poétiques, amène le lecteur aux plus profonds de ses propres sentiments. Ces émotions souvent fort troublantes qu'apportent la maladie et surtout, le cancer sont portés ici à bout de bras par la plume splendide et sensible d'Hélène Lépine. »
Billy Robinson, Culturils
« C'est tout en douceur et sur un ton intimiste que l'auteure nous entraîne dans ce drame de la vie de la jeune acrobate. »
Claire Lévesque, Le sans papier
« Tout dans ce roman résonne, rebondit et donne au lecteur une furieuse envie d'enchantement. »
Jade Bérubé, Entre les lignes
« Rien de comparable dans mon souvenir. Pour ce qui est du style, de la façon de raconter, je veux dire. C'est le genre de livre qui s'insinue en vous, voilà ce que je veux dire. C'est dur, cruel, sombre. Et pourtant, la beauté. La beauté est partout. Dans le choix des mots, l'enchaînement des phrases, les images récurrentes. Ça ressemble à une fable par moments. Une fable de la noirceur. Avec sa propre cosmologie. Avec des images fortes, des métaphores qui s'accrochent, virevoltent, vont et viennent, reviennent. Le tour de force ici : l'émotion sans cesse contenue. Pas de mélo. C'est-à-dire, oui : Toulouse pleure, rage, angoisse, crie, souffre. Mais non : ce n'est pas le genre de livre, malgré la gravité du sujet traité, qui arrache les larmes. Ce n'est pas là que ça se situe. C'est dans ce qui échappe que ça se passe. Dans la façon dont Hélène Lépine s'aventure hors des sentiers battus. Dans la façon dont elle atteint la beauté, la crée. »
Danielle Laurin, Le Devoir